Sommes-nous trop médicamenté ?

février 8, 2019 by admin0
0-kine-option-sante-medicaments-1200x895.jpg

Dans des pays comme la France et le Canada – comme dans tous les pays développés – la réponse est oui. Sans doute pas d’un point de vue individuel, car il y a beaucoup de gens qui ne prennent jamais de médicaments pendant une grande partie de leur vie, mais en tant que population, c’est indiscutable.

Comment peut-on affirmer une chose pareille ? En comparant, tout simplement, la santé des populations aujourd’hui à ce qu’il était il y a cent ans. Ce qui améliore l’état de santé des populations dans leur ensemble, ce sont des facteurs connus : l’installation de systèmes sanitaires et d’eau courante, des règles d’hygiène élémentaires dans la conservation et la commercialisation des aliments, une ration alimentaire suffisante, des vaccinations contre les principales maladies infectieuses graves de l’enfant et de l’adulte (diphtérie, tétanos, polio, rougeole…)
Pour le reste, les interventions médicales dépendent des individus et des situations.
Selon un nombre croissant d’experts indépendants, nous consommons beaucoup trop de soins de santé et en particulier, de médicaments dans des domaines très précis.

Les antibiotiques : leur consommation a été inconsidérée pendant toute la fin du vingtième siècle. Aujourd’hui, on sait que la plupart des maladies aiguës qui surviennent chez une personne en bonne santé sont virales et ne nécessitent pas de traitement antibiotique. Il en va de même pour les enfants. Réduire la prise d’antibiotiques est indispensable pour éviter l’apparition de bactéries résistantes.
Les psychotropes – tranquillisants, neuroleptiques, antidépresseurs : les pays développés en consomment beaucoup plus que nécessaire, en raison de la psychiatrisation croissante des populations. Toutes les dépressions ne nécessitent pas de traitement. Toutes les difficultés à dormir ne nécessitent pas de prendre un somnifère. Toutes les angoisses n’ont pas besoin d’un tranquillisant.
Tous les enfants vifs n’ont pas besoin de Ritalin. Et seules les maladies psychiatriques lourdes justifient un traitement neuroleptique. Mais la pression industrielle et les exigences de “normalisation du comportement” sont fortes et entraînent une surconsommation extraordinaire.

Les médicaments pour faire baisser le cholestérol : c’est l’une des plus grandes escroqueries pharmaceutiques de la planète. En dehors de quelques centaines de milliers de personnes souffrant de troubles cardiaques précis ou d’une maladie génétique familiale rare, ces médicaments n’ont pas d’utilité démontré. On les recommande à des gens en bonne santé pour leur faire croire que ça va prolonger leur vie, alors que les principales méthodes de prévention des maladies cardiovasculaires sont connues et non médicamenteuses :
– lutter contre le surpoids
– ne pas fumer
– manger peu salé
– avoir une activité physique régulière (et marcher une heure par jour suffit-il?

Les médicaments contre l’ostéoporose : c’est le même problème que pour le cholestérol : on médicalise les femmes (qui vivent plus longtemps que les hommes) passé leur ménopause pour prévenir des fractures qui surviennent plutôt chez les personnes de petite taille, en surpoids et dont l’activité physique est réduite. La plupart des médicaments pour l’ostéoporose sont non seulement inutiles, mais dangereux. Le nombre de femmes qui devraient en prendre est infinitésimal par rapport à celles qui s’en font prescrire.
Il y a d’autres catégories, mais celles-ci sont les principales. D’un point de vue général, la santé n’est améliorée par un traitement médicamenteux que lorsqu’une maladie particulière est décelée et nécessite un traitement. Mais pour l’immense majorité de la population des pays développés, le seul type de médicament qui rend service, occasionnellement, c’est un anti-douleur ou un anti-fièvre, comme du paracétamol ou de l’acétaminophène ainsi que de l’ibuprofène.
Quand on est par ailleurs en bonne santé (atteint d’aucune maladie aiguë ou chronique), on peut vivre très bien sans médicament. Mais les intérêts économiques des industriels sont puissants. Les êtres humains peuvent souffrir de beaucoup de choses car le corps est une machine sensible.

Les questions que vous pouvez vous poser sont celles-ci : “Je souffre. Suis-je pour autant malade ?” “J’ai sans doute besoin d’un avis médical mais ai-je vraiment besoin d’un traitement ? ”

Et enfin : “Ce traitement qu’on me propose, à quoi servira-t-il ? Puis-je m’en passer ? Vais-je devenir plus malade si je ne le prends pas, ou bien s’agit-il d’une précaution hypothétique ?”

A voir : une excellente présentation de la Chaîne de l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal (http://www.criugm.qc.ca/)


Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *


Grand-Mère

  • Kiné Option Santé
    1397 Avenue de Grand-Mère
    Grand-Mère
    Shawinigan, Québec, CA
    G9T 2J7
    (819) 538-3336
  • Horaire:
    Soins: sur rdv 5 jours  sur  7 jours
    Gymnase – 06:00 à 22:00 – 7j /  7j
    Réception de 08:00 à 14:00 5j / 7j

Shawinigan

  • Kiné Option Santé
    Auberge des Gouverneurs
    1100 Prom. du ST.Maurice,
    Shawinigan, Québec, CA
    G9N 1L8
    (819) 731-0505
  • Horaire:
    Soins: sur rdv 7 jours  sur  7 jours
    Gymnase – 24h  7 jours  sur  7 jours
    Accès piscine et spa 08h à 22h – 7j / 7j

 

Copyright Kine Option Sante 2019. Tous droits réservés. Propulsé par Priori System