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12/Fév/2019

Bien des approches complémentaires peuvent être utilisées et combinées pour aider à améliorer le quotidien des personnes ayant un diagnostic du trouble du déficit de l’attention ainsi que celui de leur famille. Autant les adultes que les enfants peuvent avoir un diagnostic de TDAH. Afin de concentrer notre attention sur un segment précis, nous discuterons davantage de la massothérapie pour les enfants atteints de ce trouble. Laissez-moi donc vous démontrer comment la massothérapie est un atout ayant pour but de les accompagner dans leur bien-être.

La massothérapie pour les enfants avec un TDAH

Qu’est-ce que le TDAH?

Le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) est un trouble neurologique entrainant des difficultés à contrôler et à freiner les idées (inattention) entrainant des troubles de concentration, les gestes (bougeotte physique) et les comportements (impulsivité). Souvent diagnostiqué durant l’enfance, il peut persister à l’âge adulte. Cela a bien souvent des répercussions dans différentes sphères de leur vie (au niveau scolaire, au travail, à la maison ou dans leurs relations interpersonnelles).

Avoir de la difficulté à se concentrer : c’est stressant!

En plus des problèmes de sommeil, qui sont très fréquents chez les personnes atteintes, une étude réalisée par le Centre d’études sur le stress humain (CESH) a permis de faire le constat suivant : devant une tâche stressante, les participants du groupe TDAH ont présenté un niveau d’anxiété supérieur et une performance plus faible que ceux du groupe de contrôle. En plus d’avoir un niveau de cortisol plus élevé (hormone du stress), l’analyse a aussi démontré que leur réponse physiologique à un stress était plus grande. Bref, devant un stress, ils réagissent plus!

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Comme massothérapeute, comment pouvons-nous aider?

Les effets du massage sur le stress ont été démontrés à plusieurs niveaux. Selon le Touch Research Institute (TRI)1 à l’Université de Miami, de manière occasionnelle, le massage permet :

  • une baisse du degré d’hyperactivité;
  • une meilleure capacité de concentration;
  • une amélioration de l’humeur, du sentiment de mieux-être et du comportement à la maison et en classe.

Sur une base régulière, que ce soit environ 2 fois 30 minutes par semaine par un massothérapeute ou bien une combinaison entre le massage à la maison plusieurs fois par semaine et avec un massothérapeute mensuellement, le massage amène la détente. Il permet de ressentir les bienfaits de la relaxation, de reconnaître les limites de son corps et de se recentrer. Bien souvent, les enfants et les adolescents vont rechercher et essayer par eux-mêmes d’obtenir cet effet de relaxation, de détente, d’apaisement. Des techniques comme la relaxation et la méditation peuvent être pratiquées chez les adolescents et les jeunes adultes.

S’adapter : la clé

Il est important de mentionner que pour masser les enfants qui vivent avec un TDAH, il faut beaucoup de patience et d’adaptation. Comme il s’agit d’un toucher auquel il n’est pas habitué au quotidien, l’enfant peut être, au départ, curieux, surexcité, stressé, chatouilleux, etc. Souvent, il bouge beaucoup. Il est donc impératif de savoir s’adapter et lui dire ce que nous allons faire : je vais masser ton bras, puis ton autre bras; es-tu chatouilleux? On discute avec lui et on lui mentionne que s’il n’aime pas ça ou qu’il ne veut plus se faire masser, il peut nous le dire. On ne sera pas fâché. Parfois, le simple fait de lui offrir cette possibilité peut lui permettre de se calmer.

Souvent les parents demandent si leur enfant dort durant les massages. C’est peu fréquent. Je dis souvent aux parents que la première fois, l’enfant bouge beaucoup, mais que le corps reçoit tout de même les bienfaits. C’est souvent après le massage que l’enfant est plus calme.

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Quelles approches privilégier ?

À la maison

Pour les massages à la maison, je conseille aux parents de profiter du moment de l’histoire pour masser l’enfant. Par exemple, on peut raconter que l’on fait une pizza et que l’enfant est la pâte que l’on pétrit. Utilisez votre imagination et vous aurez votre histoire. Ça le fera rire et il en redemandera.

En clinique

Les oscillations rythmées, le suédois, la réflexologie (moins chez les enfants souvent chatouilleux), les pressions lentes, relâchement du diaphragme et les pompages articulaires sont des techniques à prioriser. Une répétition des manœuvres peut être plus sécurisante. L’utilisation d’huile essentielle de lavande fine est un atout qui aidera l’enfant à se détendre. Par exemple, vous pouvez en mettre en diffusion dans votre salle avant le massage. La Technique MEBP® est une technique de massothérapie qui a été développée exclusivement pour les enfants avec un trouble d’anxiété, un TDAH, un trouble du spectre de l’autisme, etc. Les thérapeutes qui ont suivi la formation ont les connaissances nécessaires pour adapter les techniques de massage, mais également l’environnement dans lequel le massage est offert pour répondre aux besoins de cette clientèle.

Notre rôle d’accompagnateur

Comme massothérapeute, nous avons beaucoup d’outils pour diminuer les effets du stress sur le corps. Nous pouvons donc outiller les parents et l’enfant pour que ce dernier puisse se détendre au quotidien. Nous pouvons montrer aux parents des techniques pour masser leur enfant ou des exercices de respiration.

Il existe bien des moyens de diminuer le stress. Une combinaison de plusieurs acteurs du domaine de la santé pourrait aider à améliorer la qualité de vie des personnes vivant avec le TDAH. La massothérapie est l’une des approches qui peut être utilisée auprès de ces personnes.

*Révision – Février 2020*


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12/Fév/2019

Le kinésiologue, l’allié de votre santé

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« Je ne suis pas blessé, je n’ai pas besoin d’aller voir un kinésiologue » est probablement une des phrases que Marc-André Renaud, kinésiologue et président de Kinélite, entend le plus souvent. Or, le kinésiologue intervient dans toutes sortes de situations et auprès de toutes sortes de clientèles. Dans une société qui bouge de moins en moins, ce spécialiste de l’activité physique est appelé à jouer un rôle important.

« En quelques mots, le kinésiologue utilise l’activité physique et le mouvement pour aller chercher les bienfaits sur la santé », résume Marc-Antoine Pépin, vice-président de la Fédération des kinésiologues du Québec (FKQ). Intervenant en prévention, en promotion de la santé et aussi en réadaptation, les kinésiologues se retrouvent autant dans les CSSS, les hôpitaux, les GMF et les cliniques privées que dans les entreprises privées, les centres d’entraînement ou les clubs sportifs de haut niveau. « De tous les professionnels de la santé au Québec, c’est clair que le kinésiologue est celui qui a la meilleure formation pour agir en promotion de la santé et en prévention », affirme le Dr Mario Messier, médecin en milieu de travail.

Un rôle multifacettes« Le rôle des kinésiologues est plus d’aider les gens à ne pas se blesser que de les soigner », explique le Dr Messier. Ainsi, le kinésiologue intervient en prévention primaire, c’est-à-dire en amont d’une blessure, mais aussi avec une clientèle en réadaptation. « On peut voir la blessure comme un incendie, illustre M. Pépin. Les professionnels comme les médecins ou les physiothérapeutes vont l’éteindre, alors que les kinésiologues vont rebâtir après le feu, mais aussi agir en prévention pour éviter qu’il y ait un incendie. » Le kinésiologue a donc un rôle essentiel d’éducation. Pour ce faire, il adopte une vision globale de la santé et observe l’hygiène de vie en général de son patient : en plus d’être le spécialiste de l’activité physique, il s’attarde aux saines habitudes de vie. Le kinésiologue traite de tout ce qui est intimement lié à la santé grâce à sa formation généraliste. « On ne traite pas un problème mécanique, mais plutôt l’environnement autour, pour maintenir la personne active », précise M. Pépin.

LES BIENFAITS DE L’ACTIVITÉ PHYSIQUE

« L’activité physique est un des piliers de la santé, rappelle le Dr Mario Messier. On dit parfois que, si on pouvait inventer une pilule pour soigner toutes les maladies, eh bien, l’activité physique, elle fait ça. »

  • Les coûts directs (assurances, absentéisme, cotisation à la CNESST) ou indirects (présentéisme, roulement de personnel) des blessures causées par une mauvaise santé représenteraient 23% de la masse salariale d’une entreprise.
  • Selon Santé Canada, la promotion de la santé en milieu de travail rapporterait de 2,75$ à 4$ par dollar investi.
  • 75% des Canadiens n’atteignent pas les cibles de recommandation d’activité physique, c’est-à-dire 150 minutes par semaine.
  • 50% des Canadiens de 18 ans et plus sont complètement sédentaires, c’est-à-dire qu’ils ne font pas au moins 30 minutes d’activité physique par semaine.
  • De 75 à 80% des problèmes de santé peuvent être prévenus par de bonnes habitudes de vie.

 Une intervention adaptéeUne des forces du kinésiologue reste sa flexibilité dans ses interventions : « Ce qui est intéressant chez les kinésiologues, c’est qu’ils comprennent qu’il faut analyser les besoins de chacun », explique le Dr Messier. « On n’est pas brimés par un protocole ou des étapes bien précises. Chaque personne est différente, et on va adapter notre intervention en fonction de l’individu », ajoute Marc-André Renaud. Ainsi, les kinésiologues travaillent autant avec des jeunes qu’avec des personnes âgées ou des travailleurs. En milieu de travail, par exemple, un kinésiologue peut s’assurer que les postes de travail sont bien adaptés ou être responsable d’un programme de promotion de la santé des employés. Le kinésiologue peut également intervenir auprès de sportifs de haut niveau ou dans les salles d’entraînement.


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12/Fév/2019

Parkinson et proprioception : quand la kinésiologie favorise l’autonomie et la sécurité

23 mars 2019

La médication dopaminergique est le traitement le plus répandu et le plus efficace pour diminuer les symptômes moteurs de la maladie de Parkinson (MP). Toutefois, elle n’améliore pas, voire même détériore la coordination des mouvements et la stabilité posturale des patients atteints de la MP.

Telle est la conclusion des recherches menées au laboratoire de contrôle sensorimoteur de l’École de kinésiologie et des sciences de l’activité physique de l’Université de Montréal par Julie Messier, professeure titulaire, et son équipe.

Julie Messier s’intéresse aux relations entre la proprioception, la sensation qui permet de connaître la position et les déplacements des segments du corps les uns par rapport aux autres, et le traitement de la MP.

« La proprioception constitue une source d’information sensorielle cruciale pour le contrôle de la posture et de l’équilibre, explique Julie Messier. La dégradation des sensations proprioceptives peut donc interférer avec l’autonomie et la sécurité des personnes vivant avec la MP, notamment en augmentant les risques de chute. »

Comme la proprioception n’est pas évaluée en clinique et que sa contribution est largement inconsciente, sa détérioration n’est généralement pas détectée ni prise en compte dans le traitement de la maladie de Parkinson.

À ce sujet, Julie Messier souligne « l’urgence de développer de nouvelles modalités thérapeutiques afin d’améliorer l’efficience motrice des personnes atteintes de la MP ». Parmi celles-ci, Julie Messier recommande un programme d’activité physique centré sur la proprioception. D’après les résultats de ses recherches, cela permet « d’accroître la précision des mouvements dirigés vers un objet et d’augmenter la stabilité posturale des patients ».

Cette découverte vient s’ajouter à la littérature de plus en plus abondante démontrant les bénéfices des programmes d’activité physique sur plusieurs symptômes moteurs de la maladie de Parkinson.

« Il importe donc d’encourager l’adoption d’un mode de vie physiquement actif chez les personnes souffrant de la MP », conclut Julie Messier.

Certains kinésiologues sont d’ailleurs spécialisés dans l’élaboration de programmes d’exercices adaptés aux personnes atteintes de la MP. Julie Messier rappelle l’importance de consulter un kinésiologue, en complément aux autres spécialistes de la santé, afin d’entreprendre « un programme personnalisé, motivant et sécuritaire ».

La maladie de Parkinson est une maladie chronique et progressive du cerveau. Le vieillissement de la population et, en parallèle, l’augmentation du nombre de personnes atteintes de la MP, incitent à développer de nouvelles interventions thérapeutiques pour améliorer la qualité de vie et le mieux-être des personnes souffrant de cette maladie.


Grand-Mère

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